
ZLECAF : 77 milliards de dollars d'opportunités commerciales restent à conquérir en Afrique, selon Afreximbank

Rédaction MAG NEWS 24
Redaction Officielle de la chaîne panafricaine MAGNEWS 24
Malgré les progrès enregistrés depuis le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le commerce entre les pays africains demeure en deçà de son véritable potentiel. Selon la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), près de 77 milliards de dollars d’opportunités commerciales restent encore inexploités sur le continent. Un constat qui rappelle que l’ambition de créer un marché unique africain se heurte encore à plusieurs obstacles structurels.
En effet, si la ZLECAf vise à renforcer les échanges entre les économies africaines, plusieurs facteurs continuent d’en limiter les effets. Selon Afreximbank, les barrières non tarifaires, les insuffisances des infrastructures de transport et de logistique, ainsi que les difficultés d’accès au financement du commerce figurent parmi les principaux freins au développement du commerce intra-africain.
Par conséquent, ces contraintes ralentissent la circulation des biens, augmentent les coûts des échanges et réduisent les opportunités offertes par le marché continental.
Pour relever ces défis, l’institution financière panafricaine estime que le développement des chaînes de valeur régionales, l’amélioration de la connectivité entre les économies africaines et la mise en œuvre effective de la ZLECAf constituent des leviers essentiels.
À terme, ces réformes pourraient accélérer les échanges commerciaux, soutenir l’industrialisation du continent, renforcer la compétitivité des entreprises africaines et favoriser une croissance économique plus durable.
Au-delà des chiffres, cette estimation souligne que le principal défi de la ZLECAf n’est plus seulement son adoption, mais bien son application concrète. Dès lors, lever les obstacles qui entravent encore le commerce intra-africain apparaît comme une condition essentielle pour transformer le marché unique africain en un véritable moteur de développement, d’emploi et de création de valeur.
À moyen terme, la concrétisation de ce potentiel de 77 milliards de dollars pourrait renforcer l’intégration économique du continent et rapprocher l’Afrique de son ambition de bâtir une économie plus résiliente, davantage fondée sur les échanges entre ses propres marchés.