Madagascar change de stratégie sur le carburant !
67 millions de litres de gasoil viennent d'être livrés pour alimenter la Jirama pendant environ six mois.
Désormais, l'État malgache intervient directement dans les importations de carburant afin de mieux sécuriser ses approvisionnements.
Mais cette stratégie pourra-t-elle éviter les pénuries et maîtriser les coûts ?
Ghana : jusqu’à 20 ans de prison pour protéger les plantations de cacao
Au Ghana, le Parlement a adopté le Ghana Cocoa Board Bill 2026, un texte qui prévoit jusqu’à vingt ans de prison pour toute reconversion non autorisée de plantations de cacao.
Cette mesure vise principalement à lutter contre le galamsey, l’orpaillage illégal qui détruit les terres agricoles et pollue plusieurs zones de production. En effet, le cacao constitue une ressource stratégique pour le Ghana, deuxième producteur mondial, et représente environ 15 % des recettes d’exportation du pays.
Commerce : 77 milliards de dollars de potentiel restent à exploiter grâce à la ZLECAf
Malgré les avancées de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le commerce intra-africain demeure largement sous-exploité. La Banque africaine d'import-export (Afreximbank) estime à 77 milliards de dollars le potentiel encore inexploité des échanges entre les pays du continent.
Selon l'institution financière panafricaine, plusieurs obstacles continuent de freiner cette dynamique. Parmi eux figurent les barrières non tarifaires, les insuffisances des infrastructures de transport et de logistique, ainsi que les difficultés d'accès au financement du commerce.
À quelques jours du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République du Congo, les autorités renforcent les opérations de salubrité à Brazzaville afin d’améliorer le cadre de vie dans la capitale.
À l’occasion de l’opération du premier samedi du mois d’août, le ministre de l’Assainissement urbain, Juste Désiré Mondélé, a appelé les citoyens au civisme, au patriotisme et à la responsabilité collective autour du message : « Aimons notre pays, gardons-le propre. »
Accompagné du député-maire Dieudonné Bantsimba ainsi que de plusieurs partenaires institutionnels, le ministre a participé au nettoyage de plusieurs zones, notamment de la Patte d’Oie à Ouenzé, en passant par Moungali. Ainsi, bouteilles, déchets plastiques et autres détritus ont été retirés de la voie publique.
Gabon–Guinée équatoriale : un accord historique met fin à plusieurs décennies de différend frontalier
Le Gabon et la Guinée équatoriale ont signé, le 28 juillet à Addis-Abeba, un accord d’engagement conjoint destiné à mettre fin à plusieurs décennies de différend frontalier.
Conclu au siège de l’Union africaine, le texte officialise l’application de l’arrêt rendu en mai 2025 par la Cour internationale de justice. Ainsi, l’accord reconnaît la souveraineté de la Guinée équatoriale sur les îles de Bagné, Hulot, Cocotier et Kanga.
Sao Tomé-et-Principe : les anciennes Roças inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO
Les anciennes plantations coloniales de Sao Tomé-et-Principe, connues sous le nom de Roças, figurent désormais sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Cette inscription consacre la valeur historique, culturelle et architecturale de ce patrimoine unique en Afrique.
La décision a été prise lors de la 47ᵉ session du Comité du patrimoine mondial, réunie à Busan, en Corée du Sud. Le site inscrit comprend six anciennes plantations portugaises : Monte Café, Água Izé, Diogo Vaz, São João, Sundy et Belo Monte.
Selon l'UNESCO, ces Roças constituent un ensemble exceptionnel dédié à la production du café et du cacao. Elles rassemblent des terres agricoles, des infrastructures industrielles, des habitations et des équipements sociaux, illustrant un modèle d'organisation spatiale hérité de l'époque coloniale.
Ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1975, Sao Tomé-et-Principe voit ainsi son héritage historique reconnu à l'échelle internationale. Les Roças témoignent du passé colonial de l'archipel et de son développement économique fondé sur les cultures du cacao et du café.
Au total, quatre sites africains ont été inscrits au patrimoine mondial lors de cette session de l'UNESCO, organisée du 19 au 29 juillet, au cours de laquelle 33 candidatures présentées par les États membres ont été examinées. La rédaction
Ghana : décès de Sulemana Abdul Samed, l'homme le plus grand du pays
Le Ghana est en deuil après le décès de Sulemana Abdul Samed, considéré comme l'homme le plus grand du pays. Âgé de 33 ans, il est décédé lundi à l'hôpital universitaire de Tamale, dans le nord du Ghana, des suites de complications liées à une infection aux jambes.
Surnommé « Awuche », un mot haoussa signifiant « Allons-y », il était atteint du syndrome de Marfan, une maladie génétique à l'origine d'une croissance anormale des membres. Diagnostiqué dans la vingtaine, il mesurait 2,23 mètres selon une mesure réalisée en 2023.
Apprécié pour sa générosité et sa simplicité, Sulemana Abdul Samed était devenu une figure emblématique de sa région. Depuis l'annonce de son décès, de nombreux habitants se rendent auprès de sa famille pour lui rendre un dernier hommage.
Au cours des derniers mois, ses frais médicaux avaient été en partie pris en charge grâce au soutien financier de l'homme d'affaires Ibrahim Mahama, frère du président ghanéen John Mahama.
Originaire de Gambaga, Sulemana Abdul Samed avait largement contribué à faire connaître sa localité à travers le pays. Il sera inhumé à Tamale, où sa famille a choisi d'organiser ses obsèques. La Rédaction
Sécurité alimentaire : le Congo lance l’AGESAV 2026 pour mieux cibler les politiques publiques
Le Congo a lancé l’Analyse globale de la sécurité alimentaire et de la vulnérabilité (AGESAV 2026), une étude destinée à fournir des données actualisées sur la situation alimentaire et sociale des populations. Les résultats serviront à orienter les politiques publiques et à préparer le Plan national de développement (PND) 2027-2031.
Lors du lancement de l’étude, le 28 juillet à Brazzaville, le directeur de cabinet du ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Sylvain Lékaka, a indiqué que les données recueillies permettront d’améliorer la planification des interventions publiques et l’allocation des ressources. L’AGESAV 2026 vise notamment à cartographier les zones touchées par l’insécurité alimentaire, à identifier les ménages les plus vulnérables et à mieux orienter les stratégies de protection sociale.
Le directeur général de l’Institut national de la statistique (INS), Stève Ibara Mboko, a souligné que cette enquête fournira des données fiables sur la situation alimentaire et nutritionnelle des populations, en milieu urbain comme rural. Ces informations permettront d’évaluer les facteurs de vulnérabilité, tels que la hausse des prix, les difficultés d’accès aux marchés ou les contraintes économiques.
Financée avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM), l’AGESAV 2026 constitue un outil d’aide à la décision pour le gouvernement et ses partenaires. Son objectif est d’anticiper les crises alimentaires, de renforcer les politiques de protection sociale et de favoriser un développement plus inclusif au Congo. La rédaction
La Cour constitutionnelle de la RDC vient-elle d'ouvrir la voie à un troisième mandat pour Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ?
C'est la question qui alimente le débat depuis la décision rendue par la Cour constitutionnelle. En réalité, la haute juridiction n'a pas autorisé un troisième mandat. Elle a déclaré conforme à la Constitution la loi organique encadrant l'organisation du référendum.
Cette décision constitue une étape juridique importante. Elle permet désormais au président de la République de promulguer cette loi. Une fois cette formalité accomplie, les autorités pourront, si elles le souhaitent, lancer le processus conduisant à un référendum sur une éventuelle révision de la Constitution.
Si une telle révision est soumise au vote et approuvée par les citoyens, certaines dispositions constitutionnelles pourraient être modifiées, y compris celles relatives au nombre de mandats présidentiels, selon le contenu de la réforme qui sera proposée.
La décision de la Cour relance ainsi le débat politique en RDC. Pour les partisans du pouvoir, il s'agit de permettre au peuple de se prononcer. Pour l'opposition, cette évolution pourrait ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi. Le dernier mot reviendra, le cas échéant, au peuple congolais à travers les urnes. La rédaction
Cameroun : plus de 5 000 milliards de FCFA de prêts d'investissement restent inutilisés
Le Cameroun fait face à un important paradoxe économique. Plus de 5 000 milliards de francs CFA de financements, soit environ 7,7 milliards d'euros, demeurent inutilisés sur des comptes dédiés à des projets d'investissement public. Contractés auprès de partenaires financiers internationaux, ces fonds représentent près de 15 % du produit intérieur brut (PIB) du pays.
Ces ressources proviennent principalement des grands bailleurs de fonds, notamment du Groupe de la Banque mondiale, avec près de 2 000 milliards de FCFA non décaissés, suivi de la Banque africaine de développement (BAD).
Selon les autorités, plusieurs facteurs expliquent cette faible exécution des projets : des insuffisances dans les études techniques, des retards dans les procédures de passation des marchés publics ainsi que la lenteur de l'État à mobiliser sa contrepartie financière. Conséquence, de nombreux chantiers d'infrastructures restent à l'arrêt.
Cette situation pèse lourdement sur les finances publiques. Le taux d'exécution des investissements publics est tombé sous la barre des 20 %, tandis que l'État continue de payer des intérêts et des commissions d'engagement sur des prêts qui ne sont pas utilisés.
Parallèlement, le Cameroun poursuit son recours aux marchés financiers internationaux en émettant des euro-obligations à des taux avoisinant 12 %, malgré la disponibilité de financements concessionnels non consommés. Face à cette situation, la Banque africaine de développement envisage d'annuler près de 300 milliards de FCFA de crédits non utilisés.
En réponse aux alertes de la Caisse autonome d'amortissement, le ministère des Finances a lancé un audit des projets concernés. L'objectif est de restructurer ou d'annuler les investissements jugés non viables afin de préserver la crédibilité financière du pays auprès de ses partenaires. La Rédaction
Gustavie Mbemba raconte son parcours et revient sur son parcours artistique.
La tension retombe provisoirement en République démocratique du Congo. En reportant la manifestation prévue le 22 juillet, l’opposition privilégie la voie du dialogue, tout en mettant le pouvoir face à ses responsabilités.
En République démocratique du Congo, le climat politique connaît un relatif apaisement. L’opposition a annoncé le report de la manifestation initialement prévue le 22 juillet, une journée qui s’annonçait particulièrement sensible alors que majorité et opposition envisageaient de mobiliser simultanément leurs partisans dans les rues de Kinshasa.
Si cette décision contribue à réduire les risques de tensions, elle ne marque pas pour autant la fin des divergences entre les acteurs politiques.
En renonçant provisoirement à la marche qui devait conduire ses militants jusqu’au Palais de la Nation, la plateforme de l’opposition C64 adresse un message clair au pouvoir. Elle accorde au président Félix Tshisekedi et à son gouvernement un délai de moins d’un mois pour traduire en actes concrets les engagements pris en faveur d’un dialogue politique inclusif.
Ce report intervient à la suite des consultations menées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Reçues le 17 juillet par le chef de l’État, les deux organisations religieuses ont été chargées de faciliter l’ouverture d’un dialogue entre les différentes forces politiques et sociales du pays.
Depuis plusieurs semaines, la plateforme C64 plaide pour l’organisation d’un véritable dialogue national afin d’apporter des réponses aux multiples défis auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
L’opposition souhaite notamment que ces concertations abordent les questions de la guerre persistante dans l’est du pays, de la gouvernance, des difficultés économiques, de la réunification effective du territoire ainsi que des réformes institutionnelles jugées indispensables pour consolider une paix durable.
Au-delà du report de cette manifestation, c’est la capacité des acteurs politiques à renouer le dialogue qui est désormais en jeu. Dans un contexte marqué par l’insécurité dans l’est du pays et de fortes attentes sociales, l’ouverture de discussions inclusives pourrait contribuer à désamorcer les tensions et à renforcer la stabilité politique.
Les prochaines semaines seront décisives. L’opposition attend des avancées concrètes dans la mise en place du dialogue annoncé, tandis que la CENCO et l’ECC poursuivent leurs efforts de médiation. La réussite de cette initiative dépendra de la volonté des différentes parties de privilégier le dialogue et de parvenir à un consensus sur les principales priorités nationales.